Le corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et les fondations religieuses contrôlent la majorité de l’économie iranienne
29 juin 2018

Propos de Paulo Casaca, directeur général du "Forum Démocratique de l'Asie du Sud", basé à Bruxelles et ancien membre du Parlement européen, à une table ronde sur « La politique de l'Iran » à Paris, 29 juin 2018, organisée conjointement par la FEMO et APA.

Paulo Casaca :

Eh bien, c'est un réel honneur d'être devant cette splendide table ronde, et en face d'une audience si certifiée et qualifiée. Je sais que c'est aussi retransmis sur les réseaux sociaux. Et je vais essayer d'aller droit au but, je pense revenir au début, à l'honorable Premier Ministre, ancien premier ministre d'Italie, qu'il est vital de reconstruire un front commun européen, euro-américain. À partir de quelle base pouvons-nous le faire ?

Je ne pense pas un point de moins ni un point de plus que les 12 points évoqués par le secrétaire Pompeo. Ils sont brillants. Ils matérialisent vraiment le... que beaucoup de gens, beaucoup de gens que les États-Unis et l'Europe ont conseillés jusqu'à présent. Bien sûr, l'un d'entre eux est évidemment américain, mais ne pourra se réaliser. Sinon, il y a les otages, les otages américains.... Les États-Unis ne pouvaient pas le mettre dans une perspective différente.

Et donc je pense que nous ne devrions pas absolument rien faire pour le détruire, et bien sûr, rationnellement, comme l'a déjà expliqué le député Torricelli, ce régime ne peut pas le faire. Et l'implication est claire pour nous tous. Cependant, je ne pense pas que cette implication sera mise sur la table en tant que telle, puisque la dernière chose que nous devrions donner est cette excuse que, après tout, il s'agit de faire ce qui a été fait en 2003 avec l'Irak. Ce n'est pas le cas, nous n'offrons aucune issue. Nous désirons juste s'écraser, quoi qu'il arrive.

Une chose est de savoir rationnellement quel est le résultat. Une autre est de dire, « Bien, avez-vous une quelconque objection à l'un de ces 12 points ? ». And they, the minimum of normal relations in, for that we have to demand for whoever to be in the Council of Nations. C'est la question qui je pense doit être soulevée.

La deuxième grande question concerne ce commerce, cet intérêt qui apparut, eh bien, le cas de l'Italie était évidemment déjà mis ici, mais au Portugal, la même chose s'est produite. Je veux dire que je viens de voir, vous savez, la photo de l'année dernière, l'ancien - l'actuel - le chef actuel de la garantie de crédit qui, soit dit en passant, est une dame... une façon ridicule de s'habiller, vous savez, et... ou le respect pour les dirigeants de Téhéran. C'est complètement ridicule que beaucoup d'argent ait été mis là-dedans. En fait, je pense plus que ce que nous savons. Et je pense que nous devons clairement s'intéresser à une question.

À la suite de l'annonce des États-Unis concernant leur sortie de l'accord nucléaire, une des personnalité imminente du régime iranien a dit ce qui suit, « Bien, il est maintenant temps de dire à nos amis européens, soit vous trouvez un moyen de maintenir cet accord soit on vous demandera de nous rendre l'argent que nous vous avons donné ». C'est ce qu'il a dit publiquement. Ça a été transmis. Et il y a eu un silence du côté européen. En fait juste après, le ministre des affaires étrangère est venu à Bruxelles. Il a vu Madame. ... Je veux dire qu'aucune explication n'a été donnée. J'ai porté plainte auprès des autorités de fraudes en Europe à ce sujet. Ils ont dit, "Oh, nous n'avons pas de preuves pour lancer une enquête. » Je veux dire, de quelle preuve de plus avez-vous besoin ? Cette question est centrale. C'est de la corruption, une profonde corruption de la classe politique européenne à laquelle nous devons nous confronter parce que ce qui-pourquoi l'Iran est-il si important sur le plan économique. Si vous regardez les chiffres, bien sûr que l'Iran a un énorme potentiel. C'est vrai. Certainly, if it gets rid of it. Mais sur le plan du PIB, il n'y a rien qui justifie les politiques d'investissements que les leaders européens entreprennent. Il doit bien y avoir une raison de le faire. Bien sûr, les gardiens de la révolution et les piliers religieux contrôlent la majorité de l'économie, et évidemment, cela rend l'accord plus efficace qu'avec une économie de marché, mais il y a surement des raisons cachées et nous devrions exiger qu'elles soient dévoilées afin que nous comprenions ce qui se passe. Et cela fait aussi avec l'un, je pense que c'est une préoccupation italienne très compréhensible, qui est cette question de ces politiques d'avoir d'énormes excédents .... Pendant des années et des années. Cela fait en fait partie du soi-disant néolibéralisme, et bien, le président actuel Trump remet cela question. Et je pense qu'il a raison. Pas dans la manière qu'il a de trouver des solutions, mais de soulever le problème, c'est très important, et cela peut aider l'Europe à se redresser elle-même. Ça ne devrait pas être une raison pour les Européens ... bien au contraire. Donc l'Italie spécifiquement ici, vous êtes dans une position crucial afin de faire évoluer le débat en Europe, et vous pourriez, combinez de manière harmonieuse et non catastrophique ce qui est aussi un risque de ces deux débats, le transformer en quelque chose qui nous rapproche des États-Unis, et qui dans le même temps dit, « Eh bien, pour que l'Europe continue, nous devons rééquilibrer nos échanges économiques entre nos pays, faute de quoi elle va exploser. »

Ce que je veux dire, nous avons eu la Somalie.... Qui a réglé le problème pendant cinq ans, six ans, mais cela ne va pas durer éternellement. Et nous devons trouver une solution.

Enfin, et ce n'est pas le moins important, la question de l'apaisement. Je pense que pour ceux d'entre nous qui ont vu cette façon que Miss ... bien, en fait Madame Angela Merkel, a eu pendant la campagne, ce qu'elle a dit au sujet des accords nucléaires avec l'Iran et la Corée, je veux dire que c'est de la folie. Qu'est-ce que nous pouvons dire à cela ? C'est de la folie, de la folie pure. C'est impossible d'en faire une discussion rationnelle. C'est tellement dingue et ces gens sont dans leur tête - ils sont les leaders en Europe, ils nous font honte et nous devons faire quelque chose à ce sujet. C'est vrai, ce n'est pas une question de gauche ou de droite ou quoi que ce soit. Ce sont des fous et ils sont dangereux pour notre avenir et nous devons trouver un moyen de les affronter. Le plus tôt sera le mieux à la fois pour nous, et bien sûr, pour le peuple iranien. Vous avez dit exactement ce qui est dans nos cœurs et la raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous éloigner de cette cause.

Merci beaucoup.